La rockstar de l'humour

 

L’humoriste Stéphane Fallu se passe presque de présentations. Il fait partie du paysage artistique québécois depuis maintenant plus de 10 ans. Vous avez pu le voir dans les émissions de Juste pour rire, ou encore comme chroniqueur à Sucré Salé et à Le grand blond avec un show sournois, aux côtés de Marc Labrèche à TVA.

L’humoriste fait son chemin dans le milieu de l’humour depuis le début des années 90. Fallu, c’est en soi tout un personnage qui, une fois sur scène, vit dans son monde bien à lui, où l’absurdité, le cabotinage et l’improvisation donnent le ton.

L’humoriste au regard espiègle était de passage au Festival du cochon de Ste-Perpétue le 31 juillet dernier, en compagnie de plusieurs autres humoristes qui ont tous offerts un spectacle des plus hilarants. Encore une fois, Fallu a su conquérir le public de festivaliers, qui en on redemandé, et l’artiste généreux a satisfait bien des fans en se prêtant à une séance d’autographes après le gala d’humour. Nous avons eu la chance de le rencontrer, à sa sortie de scène, pour discuter du bel été qu’il venait de vivre.

« Un été super le fun : j’ai fait 3 galas. C’était la première année que j’en faisais 3, dont un avec de l’impro. C’était assez spécial. J’ai fait le Fallu Tour, qui a été un très beau succès, je pense. J’ai donc joué dans les 4 plus grosses salles de Montréal. Après ça, je prends des vacances, parce qu’on a besoin de ça après une tournée comme ça. Avec l’argent que j’ai fait, je peux vivre là-dessus pendant au moins 2-3 ans. Très pauvre, mais je peux en vivre. », raconte l’humoriste en riant.

Stéphane Fallu est l’humoriste qui a présenté sur scène les concepts les plus audacieux du milieu de l’humour. Que ce soit un marathon de 24 heures lors du Festival Juste pour rire en 2006, ou encore le fameux Fallu Tour 2008 lors de la dernière édition de ce même festival, Stéphane Fallu aime ce qui sort de l’ordinaire. Quels projets sortant de l’ordinaire  nous inventera-t-il dans les années à venir ?

« On a déjà des idées. Je fais ça aux deux ans, mais peut-être que ce sera l’année prochaine. On a une demande pour le Fallu Tour, peut-être dans le cadre des festivals. Peut-être qu’on va prolonger l’expérience à travers le Québec l’an prochain, une expérience assez unique. Pourquoi ne pas rêver, et faire une Fallu Tour à Paris, quand personne ne te connaît. Ça serait drôle. Donc, ce projet devrait continuer. », de rêver Fallu.

Et un one-man-show?

« Pour l’instant, je prendrai une pause après les festivals. J’arrête de faire des shows, et je vais faire beaucoup d’écriture, mais on va repartir quelque chose qui va beaucoup plus rejoindre les débuts de Fallu, ce que j’ai le goût de faire. Pour le premier show, j’ai écouté beaucoup de monde, mais là, j'ai décidé de prendre une pause pour voir ce que j'ai le goût de faire, voyager avec mon pack sac un peu partout, vivre des choses. Ça ne sera peut-être pas pour tout de suite, mais on va arriver avec plein d'idées. »

On a aussi profité de l’occasion pour discuter avec Stéphane de l’évolution qu’a pris l’humour au fil des années.

« Selon moi, les styles humoristiques ont évolué : ils sont plus détaillés. Avant, on faisait de l’absurde, un peu de heavy, tout le monde faisait un peu de tout, on n’avait pas juste un style. Aujourd’hui, il y a un retour vers l’arrière, nous en sommes à la fin du sicle « on dénonce », ce qui a été la grosse mode. Aujourd’hui, on a un retour aux personnages, à la folie, ne pas toujours dénoncer, ne pas être trop lourd. C’est aussi mon style, donc j'essaie de le vanter. »

En terminant, Stéphane tenait à laisser ce message à nos lecteurs :

«  Vous ne pouvez pas dire que vous connaissez un humoriste si vous ne l'avez jamais vu live, car vous ne le connaissez pas vraiment. Donc, allez voir des nouveaux ou des gens que vous connaissez moins, tels que Dominic Paquet, Guy Bernier, Philippe Laprise, Pierre Hébert. Allez découvrir des gens, et vous serez agréablement surpris, car il y a plein de bons humoristes au Québec. »

Par Karine Léveillé
Publié dans le Journal L'Essentiel de Drummondville
dans l'édition du 9 août 2008